Fields of rocks and shit, A tarp flapping in the wind, Housing for rare birds / MAW Collective

28/11/2013 - 15/12/2013

De la même veine que son haiku homonyme, Champs de pierres pis genre, Une bâche dans le vent, Abri d’oiseaux rares ©, recherche l’équilibre de l’architecture et de la géographie au sein de la ville qui héberge le collectif MAW.

En décortiquant le thème assidûment abordé de la gentrification, la nouvelle pièce de MAW déballe et déterre les sites de Montréal qui sont à la veille de la démolition, en remodelant leurs éléments de campements broche-à-foin de squatters et de parkings vacants en tableau aux multiples étages de roche et de bâche. Suspendu du plafond de la Galerie LOCK, l’installation repositionne précautieusement dans un abri intérieur temporel les matériaux de construction trouvés, transformant le site industriel historique en un Jardin Suspendu de débris et de polyéthylène bleu tissé.

À ses côtés se trouve Tamp, une projection vidéo projetée en deux parties qui offre un contexte visuel et sonique pour l’inspiration géographique de l’installation. Débuté par une consécration au site où un membre du MAW prépare le sol en utilisant une machine à Tamper et terminé avec un rituel performatif, la vidéo propose une scène d’ouvrage sans direction afin de remodeler le paysage naturel.

Quoique plus lent que ses contreparties, les effets du développement ont été dramatiques à Montréal, modifiant le paysage et diminuant ses sites de production qui furent jadis abondants. En offrant au public un espace où l’on est saturé par le sujet - sans didacticisme - Champs de pierre pis genre évite le positionnement politique typique ou la nostalgie romantique qui accompagnent couramment ce type de fluctuations urbaines. MAW ont choisi plutôt d’approcher le sujet avec une compréhension silencieuse; le chien aboie, la caravane passe.

Le collectif MAW aime s'amuser avec les notions de valeurs sociales à l'aide de références satiriques, dramatiques et historiques. Afin d'évoquer le spéctaculaire dans ce qui pourrait autrement être conçu comme banal, le collectif applique ses ruminations de garçons aux machines grandioses et aux biens manufacturés. En maintenant la fonctionnalité, les pièces restent suspendues entre la réalité et l'imagination. En examinant les intentions de l'age industriel, les notions d'efficacité, de progrès et d'amélioration civile sont subverties.

Emulating the ethos of its haiku namesake, Fields of rocks and shit, A tarp flapping in the wind, Housing for rare birds ©, seeks balance in the fleeting architecture and geography of the city MAW Collective call home.

Abstracting the much wrought contemporary discussion of gentrification, MAW’s newest work unwraps and unearths the sites of soon-to-be-demolished Montreal, refashioning the elements of their makeshift squatter encampments and wind swept vacant lots into a multi tiered tableau of rock and tarpaulin. Suspended from Galerie LOCK’s vaulted ceilings, the installation carefully repositions sourced construction materials into a temporal interior shelter, transforming the historically industrial site into a hanging garden of debris and woven blue polyethylene.

Included alongside is Tamp, a two part video projection that provides a visual and sonic context for the installation’s geographic inspiration. Beginning with a consecration to the site, where a lone member of the MAW prepares the ground using a Tamping machine, and ending with circular performative ritual involving all, the videos propose an image of unfocused labour in pursuit of reshaping the natural landscape.

Though slower than its counterparts, the effects of development have been no less dramatic in Montreal, morphing its landscape, and diminishing its once abundant production sites. By providing viewers with a space in which to be saturated by the subject matter - free of didacticism - Fields of rocks and shit avoids the typical political posturing or nostalgic romancing that often accompany the discourse surrounding such urban flux. Instead, MAW have chosen to approach the subject with a quiet understanding; that life and lifestyle are bound to change, that balance is inevitable.

MAW Collective enjoys playing with notions of societal values by implementing satire, drama and historical references. To evoke the spectacular in what might be viewed as commonplace or banal, the collective applies boyish musings to grandiose machinery and manufactured goods. By maintaining functionality the work is suspended between reality and imagination. Examining the intentions of an industrial age, notions of efficiency, progress and civil betterment are subverted.