Watch Your Step / Kevyn Durocher

07/11/2013 - 21/11/2013

Watch Your Step, la nouvelle installation par Kevyn Durocher, est une invitation à examiner les environs avec une précaution qui borde sur l'absurde. En réaménageant les murs et les colonnes, son installation in situ est un bouleversement temporel de l'architecture pré-existante à la Galerie LOCK qui positionne la banalité des assemblages quétaines contre la fonctionnalité stérile des matériaux de construction.

La pratique sculpturale de Durocher a plusieurs liens avec le ‘Mistakism’, où la chance et l'erreur reignent comme modes préférés de création. Selon la déclaration du mouvement, toute oeuvre générée par un artiste se supporte sur son prédecesseur vers une seule oeuvre complète et florissante, le tout effectué avec une esthétique complètement unifiée qui est, dans le cas de Durocher, à la fois satirique et étrange. Le ‘Mistakism’ efface la différentiation du processus artistique et proclame que la communication directe et rationelle n'est pas toujours la plus efficace.

Avec des sculptures imitant des plinthes et du bois contreplaqué qui se propulse, serpente et détonne en l'air, les installations au hasard de Durocher trouvent une nouvelle narration née des matériaux communs. Au milieu de cette masse tourbillonnante se trouve une série de gravures à l'eau forte qui incorporent l'iconographie classique occidentale dans une répétition macabre: des chérubins s'emboitent et des combattants se retrouvent les victimes de leurs propres armes.

Le résultat est un éclat dyonisien d'excès et de chaos aligné de manière ordonnée et apolonienne, générant une tragédie qui, dans sa répétition, finit par sembler comique.

Kevyn Durocher’s Watch Your Step is a call to investigate the space with a raised caution that borders on the absurd.

Reconfiguring walls and columns, the site-specific installation is a temporal upheaval of the gallery's existing architecture that posits the banality of kitsch assemblages against the neutered functionality of construction materials.

Durocher’s sculptural practice ascribes in many ways to the tenants of Mistakism, where chance and error reign as preferred modes of creation. According to the declaration, every work generated by an artist builds upon its predecessor towards a single, thriving whole with a “completely unified aesthetic” that is, in Durocher’s case, both satirical and strange. It expunges differentiation from the work process, and believes that rational and direct communication is not always the most effective.

With sculptures mimicking plinths, and plywood jutting, serpentining and detonating mid-air, Durocher’s haphazard installation finds new narratives born out of ubiquitous materials. Amidst the whirling mass are a series of etchings that incorporate Western Classical iconography into a macabre repetition: cherubs doubling into each other, warriors falling prey to their own weapons.

The result is a Dionysian burst of excess and chaos aligned in orderly, Apollonian fashion, generating a tragedy that, in its repetition, becomes comic.